Éjaculation — wikipédia colon cancer blood in stool

• l’émission : dans un premier temps, les canaux déférents, les vésicules séminales et la prostate se contractent en expulsant le sperme vers la base de l’ urètre [1 ], ce qui provoque une tension de cette région. Cette étape est ressentie par l’homme comme un point de non retour, l’éjaculation va se produire ; on parle de « point d’inévitabilité éjaculatoire » [2 ] , [3 ].

Le sperme est habituellement expulsé de l’urètre avec une certaine pression [4 ]. Le jet de sperme, dont la force est variable selon les individus, peut être projeté de plusieurs centimètres à plus de 2 mètres [5 ]. Ce mécanisme physiologique permet de porter le sperme au plus près du col de l’utérus.

Le volume normal d’une éjaculation est compris entre 2 et 6 mL. Pour un ordre d’idée, la contenance admise d’une cuillère à café est de 5 mL de liquide : au-delà de 6 mL, on parle d’ hyperspermie, en dessous de 2 mL, on parle d’ hypospermie.


En général, le pénis perd son érection après l’éjaculation. Un besoin de miction peut également être ressenti dans les instants qui suivent l’éjaculation. Cette miction permet, au passage de l’ urine, de débarrasser l’ urètre des résidus de sperme.

En dehors d’une stimulation sexuelle active, l’éjaculation peut se produire pendant le sommeil ; on appelle parfois ce phénomène « émission nocturne » ou « pollution nocturne ». Ces éjaculations peuvent se produire à partir de l’adolescence et, moins fréquemment, au cours de l’âge adulte ; elles sont considérées comme normales. L’éjaculation nocturne correspond souvent à un rêve érotique. L’ érection nocturne ou avant le réveil est due à l’activité du nerf vagal ( nervus vagus) mais n’a aucun lien avec la pollution nocturne [6 ].

L’éjaculation est généralement concomitante à l’orgasme. Cependant, les deux ne sont pas liés. L’un est la conséquence naturelle de l’autre. Il est courant d’éjaculer sans orgasme (c’est souvent le cas des éjaculations précoces) et il est aussi possible d’avoir des orgasmes sans éjaculer en contractant fortement son muscle pubococcygien au moment où l’on sent venir le point de non retour. Déjà enseigné dans certains écrits tantriques et taoïstes, cet apprentissage permet à l’homme de ne pas perdre son érection après un premier orgasme sans éjaculation (on parle d’ injaculation, d’ étreinte réservée, d’orgasme sec, de coup sec…) et de devenir multi-orgasmique [7 ]. Éjaculation précoce [ modifier | modifier le code ]

Chez certains hommes, l’absence d’émission de sperme lors de l’orgasme a pour origine une anomalie anatomique. L’éjaculation est alors redirigée partiellement ou en totalité vers la vessie. Cette éventuelle cause de stérilité peut être palliée par une opération chirurgicale ou par prélèvement et insémination artificielle.

L’éjaculation rétrograde peut survenir lors d’une injaculation mal menée (pression insuffisante sur le muscle…). Elle est alors sans conséquence sur la santé. Cependant, l’injaculation ne doit pas être réalisée à des fins contraceptives étant donné le risque très élevé de faibles émissions résiduelles mais suffisantes à la fécondation.

Certains hommes éprouvent des difficultés à éjaculer lors d’activités autres que la masturbation personnelle [8 ]. Ce phénomène s’interprète parfois comme un conditionnement du pénis aux habitudes de masturbation régulière. Le trouble peut généralement se corriger par un travail psychologique s’il est ressenti comme tel et ne se double pas de problèmes physiques tierces. Les anglo-saxons parlent parfois de Death Grip Syndrom [9 ]. Chez la femme [ modifier | modifier le code ]

On peut aussi parler d’éjaculation chez certaines femmes, qui libèrent aussi en jet souvent lors de l’ orgasme un liquide sécrété par les glandes de Skene situées en dessous de l’ urètre. En général, cette expulsion est liée à une stimulation des glandes de Skene.

Ce phénomène d’éjaculation très variable peut aller de la simple goutte imperceptible à la libération d’importantes quantités de liquide (parfois supérieures à 1⁄ 2 litre, en plusieurs fois… [réf. nécessaire]). Souvent, les témoignages [réf. nécessaire] révèlent qu’un couple peut passer des années sans que se produise ce phénomène. Les études sexologiques [réf. nécessaire] souvent liées aux études sur le point G [réf. nécessaire] montrent que la plupart des femmes peuvent (au moins potentiellement) éjaculer. Il semblerait [réf. nécessaire] aussi qu’il soit plus facile d’éjaculer à l’approche des menstruations (hypersensibilité), pendant une grossesse, lorsque les partenaires sont en totale confiance et/ou lorsque la femme est totalement détendue et relaxée [réf. nécessaire].

Par manque d’habitude, les femmes ont souvent du mal à dissocier l’envie d’éjaculer de l’envie d’uriner. En fait, le liquide sécrété n’est en rien de l’ urine, mais se rapproche par sa composition du liquide séminal masculin. La plupart du temps, la couleur est translucide et la texture liquide. Certaines femmes ont cependant un éjaculat qui peut être plus ou moins visqueux, il se teinte alors parfois d’une couleur blanche [réf. nécessaire].

Parfois, le liquide éjaculé se mélange à la cyprine (lubrifiant sécrété par les glandes de Bartholin près du vagin) et peut occasionnellement provoquer des troubles passagers de la sensation de pénétration [réf. nécessaire]. Neuroanatomie [ modifier | modifier le code ]

Du point de vue neuroanatomique ou de la neuroanatomie fonctionnelle, l’émission de sperme est un phénomène réflexe dont le contrôle est assuré par des centres nerveux situés dans la moelle épinière [11 ] ; L’éjaculation est l’une des composantes des comportements sexuels humains les plus renforcées, mais les substrats neuraux et les signaux nerveux contrôlant l’éjaculation sont encore imparfaitement compris en particulier concernant le rôle du cerveau. On a récemment identifié une population spécifique de neurones de la moelle épinière et une voie spinothalamique qui pourrait jouer un rôle important en relayant des signaux spécifiques à l’éjaculation [12 ].

Les organes et structures anatomiques impliquées dans l’éjaculation sont contrôlés par plusieurs centres nerveux, mobilisant à la fois l’ innervation sympathique et le système nerveux parasympathique [13 ] : le centre sympathique dorsolombaire situé dans la moelle épinière entre les vertèbres T10 et L2) et les centres cérébro-spinaux sacrés ( réflexe spinal).

Les « fibres efférentes » sont des fibres nerveuses du système nerveux sympathique passant par le plexus hypogastrique [1 ]. L’expulsion de l’ éjaculat s’effectue via l’urètre par contraction de la musculature somatique, innervée par un nerf autrefois dénommé nerf honteux [1 ].

Chez les mammifères, dont l’Homme, les mécanismes parasympathiques cholinergiques contrôlent la sécrétion des « glandes sexuelles accessoires » (prostate notamment) alors que des mécanismes sympathiques adrénergiques contrôlent la contraction des muscles lisses du tractus séminal et du col vésical [14 ].

Les différentes phases de la réponse éjaculatoire réflexe dépendent des étages spinaux thoracolombaires et lombosacrés (ce qui explique que l’éjaculation peut persister après section médullaire complète chez l’homme et l’animal, en réponse à une stimulation du nerf pudental). On a récemment découvert chez le rat un ensemble de neurones chargés de coordonner et synchroniser les groupes de nerfs impliqués (« neurones LSt », situés dans le segment médullaire lombaire et liés à une aire du thalamus qui est le noyau parvo-cellulaire subparafasciculaire (ou SPFp, qui « occupe une position charnière dans le réseau cérébral de l’éjaculation » [14 ]) [15 ], et formant un « générateur spinal de l’éjaculation » ou GSE, qui s’il est lésé chez le rat permet la copulation avec intromission, mais empêche toute éjaculation selon Truitt et Coolen 2002 [16 ].