Fructose — wikipédia type 1 diabetes ppt

Le fructose est globalement métabolisé de la même manière que le glucose, mais l’assimilation est plus passive [6 ] et plus variable selon les individus. Dans la plupart des tissus, le fructose rejoint la glycolyse au niveau du glucose 6-phosphate, après avoir été phosphorylé par l’ hexokinase en fructose 6-phosphate, puis isomérisé. Il intervient donc au niveau de la néoglucogenèse. Toutefois, il existe certaines maladies génétiques qui empêchent le métabolisme du fructose : intolérance héréditaire au fructose, déficit en fructose-1,6-diphosphatase.

Le foie est l’organe principal métabolisant le fructose. Le catabolisme hépatocytaire du fructose est cependant différent de celui du glucose. En effet, au niveau du foie, l’absence d’hexokinase — remplacée par une glucokinase absolument spécifique du glucose — empêche la phosphorylation du fructose en fructose 6-phosphate.


Le fructose va donc être phosphorylé au niveau du premier carbone par la fructokinase 1 pour donner du fructose 1-phosphate. Celui-ci va subir le clivage habituel de la glycolyse en 2 trioses par l’aldolase, ce qui va produire du dihydroxyacétone-phosphate ainsi que du glycéraldéhyde. Pour rejoindre la glycolyse, le glycéraldéhyde va être phosphorylé en glycéraldéhyde-3-phosphate, et le dyhydroxyacétone-phosphate va être isomérisé en glycéraldéhyde 3-phosphate.

La plupart des fruits contiennent du fructose, soit sous forme libre, soit sous forme de saccharose (sucre) [9 ], rapidement hydrolysé dans l’intestin en fructose et glucose. De très nombreux produits alimentaires contiennent du fructose, à travers l’utilisation, en tant qu’ingrédients, du sucre et du sirop de glucose à haute teneur en fructose (HFCS).

En tant qu’ édulcorant de charge, on le trouve sous la forme de fructose cristallin mais également sous forme de sirops de fructose-glucose (comme le sirop de maïs à haute teneur en fructose). Dans ces ingrédients, la teneur en fructose (pour les références dites high-fructose) peut atteindre 42 à 55 % de la matière sèche.

Le fructose des fruits n’a pas les mêmes conséquences sanitaires que le fructose industriel [11 ] car si les molécules sont les mêmes, elles sont accompagnées dans les fruits par d’autres nutriments, comme les phytophénols, qui contrebalancent les effets délétères du fructose pur. Effets positifs [ modifier | modifier le code ]

• il y a un parallélisme entre la consommation de fructose ajouté ou de jus de fruits et la fréquence de l’ obésité. Le fructose même naturel reste un glucide (un sucre) et son parcours métabolique est différent de celui du glucose [14 ] , [15 ] , [16 ] , [17 ] , [18 ] ;

• il n’induit pas ou peu de sécrétion d’ insuline, et pas non plus de sécrétion de leptine qui est une hormone intervenant dans la satiété. Or l’insuline et la leptine sont deux éléments majeurs de la régulation de la prise alimentaire [20 ]. Donc, à quantité égale, le fructose apporte autant de calories que le sucre de cuisine ou le glucose, mais n’induit pas aussi rapidement la satiété, ce qui aboutit en une consommation plus importante, avec pour conséquence une prise de poids qui n’aurait probablement pas eu lieu si le goût sucré avait été dû au sucre de cuisine ou au glucose [21 ] ;

• le fructose est un sucre réduit comme tous les oses. L’ajout spontané d’une molécule de sucre aux protéines, connu sous le nom de glycation, est une cause significative de dommage diabétique (la glycation abîme le collagène des capillaires et des tissus). En ce sens le fructose semble être aussi dangereux que le glucose et ne devrait pas être prescrit comme solution pour contrer le diabète [22 ]. Et d’après une étude sur des rats, le jus à 25 % de fructose serait une importante contribution à la sénescence et plusieurs maladies dégénératives [23 ] ;

• chez les animaux, la consommation excessive de fructose entraîne également une chélation des minéraux dans le sang. Cet effet est particulièrement important avec les micro nutriments comme le cuivre, le chrome et le zinc. Ces éléments sont habituellement présents en petite quantité, la chélation de quelques ions peut amener une maladie déficitaire, une détérioration du système immunitaire et une résistance à l’insuline (cause du diabète de type II) [24 ], l’altération de la tolérance au glucose et de l’hypertension, une carence en magnésium et en cuivre. Le fructose serait aussi pro-oxydant malgré la consommation d’aliments antioxydants. Des données qui restent néanmoins à confirmer chez l’humain [25 ] ;

• la consommation de fructose n’inhibe pas les régions cérébrales impliquées dans la régulation de l’appétit et les circuits de récompense. De plus, les taux sanguins d’insuline, de glucose et de glucagon-like peptide-1 sont inférieurs à ceux obtenus avec une consommation équivalente de glucose [28 ]. La sensation de satiété est donc moins vite obtenue avec du fructose.

• les allergies alimentaires peuvent coexister avec les intolérances aux sucres. En général, des signes révélateurs d’allergies supplémentaires possibles sont les éruptions et les démangeaisons cutanées, la sinusite ou l’ asthme et le rhume des foins [29 ].