Matière fécale humaine — wikipédia ovarian cancer blood test

La composition des selles varie avec le régime alimentaire. Elles sont composées d’environ 75 % d’eau [1 ]. Ce pourcentage connaît des variations ; la diarrhée se caractérise par une proportion d’eau plus importante. Plus les intestins sont longs, plus les selles sont pauvres en eau. [réf. nécessaire]

Les électrolytes fécaux sont mesurés en rapportant leur concentration à 1 litre d’« eau fécale ». Les selles normales ne contiennent que 20 à 25 % d’eau libre. Le potassium est l’ion principal des selles : toute diarrhée s’accompagne d’une perte de potassium.

L’intestin sécrète de l’ albumine mais celle-ci est digérée et ne se retrouve pas dans les selles. On trouve quelques enzymes encore actives dans les selles, comme la chymotrypsine et de nombreuses bactéries de la flore intestinale.


Lorsque les graisses fécales dépassent 5 g/24 h on parle de stéatorrhée. Lorsque l’ azote fécal dépasse 1,5 g/24 h on parle de créatorrhée. Stéatorrhée et créatorrhée sont les signes d’une digestion insuffisante.

Les selles (en moyenne 150 g par jour, plus en cas d’alimentation riche en fibres [1 ]) sont le résidu de la digestion des aliments après leur passage dans le système digestif (transit digestif) auquel s’ajoutent des bactéries de la flore intestinale ainsi que les cellules épithéliales de la paroi intestinale, en perpétuel renouvellement.

En parasitologie, certaines maladies sont dues au « péril fécal », notamment chez l’enfant. Ce phénomène se déroule lorsqu’une personne se réinfeste (souvent via des œufs émis par les selles), via ses doigts de l’anus à la bouche. Transplantation de matériel fécal [ modifier | modifier le code ]

La transplantation de matériel fécal (ou bactériothérapie fécale) consiste en l’introduction du matériel fécal d’un donneur sain dans le tube digestif d’un patient receveur afin de rééquilibrer le microbiote intestinal altéré de l’hôte. En Belgique, le Conseil Supérieur de la Santé recommande l’utilisation médicalement contrôlée de cette technique dans le traitement des infections récidivantes à Clostridium difficile. Pour les autres affections, les indications sont encore au stade expérimental et doivent faire l’objet d’études scientifiques plus robustes avant d’être recommandées. L’avis du Conseil met en évidence l’absence de contre-indications objectivées à l’heure actuelle et attire l’attention sur plusieurs aspects [4 ] :

Le problème de l’élimination efficace des selles se pose avec les premières populations sédentaires, notamment pour des contraintes de propreté et d’odeur. Les toilettes étaient connues dans l’ Inde ancienne. Les premiers vestiges datent de 2500 av. J.-C. dans l’ Empire romain, en Égypte et en Chine.

Au Moyen Âge, les égouts construits par les Romains disparaissent, faute d’être entretenus, avec les temps troubles des Barbares. Faute d’éducation, les notions d’hygiène se perdent. Une odeur pestilentielle règne alors dans ce qui reste des grandes villes, et un grand nombre de citadins partent vivre à la campagne. Les matières fécales, ou excréments humains sont utilisés massivement dans l’ agriculture. Dans les grandes villes, des paysans organisent des rotations de charrettes, pour aller recueillir les excréments pour les cultures, ce qui soulage les villes. Au temps des grandes épidémies de peste, l’essor de la population engendre plus de matières fécales à traiter, et le manque d’hygiène va contribuer à la mortalité jusqu’à 50 % de la population [ réf. souhaitée], surtout avec la grande peste de 1347 à 1349, la peste noire. Durant tout le Moyen Âge, les matières fécales humaines sont les engrais courants pour les cultures, avec les matières fécales animales, comme le lisier de porc. Le commerce de matières fécales humaines comme engrais était courant en Europe occidentale.

Les chevaux étant très nombreux, l’engrais des cultures était donc constitué majoritairement de matières fécales humaines, et de crottin. Mais à la Renaissance, on redécouvre des valeurs d’hygiène perdues depuis l’époque romaine et on recommença à construire des égouts, ce qui ne fut pas le cas durant le Moyen Âge. Avec la révolution industrielle du XIX e siècle, les constructions d’égouts sont la norme partout, même dans les petits villages. Alors, l’engrais de chevaux devient le plus utilisé. Avec l’invention de l’automobile, vers 1900, les chevaux deviennent de moins en moins présents, et les paysans commencèrent à utiliser des engrais chimiques, dès 1920. Après 1945, pour plus de productivité à l’hectare, les engrais chimiques se généralisèrent, et l’utilisation de matières fécales humaines disparut. Les conceptions et les normes en matière d’hygiène, d’agriculture et d’industrie ayant été bouleversées en à peine deux générations, les nouvelles générations ont souvent oublié que l’utilisation des matières fécales, humaines et animales, était la norme pour l’agriculture avant 1945.

Jusqu’à la fin du XIX e siècle, le premier problème était le retrait des déchets des lieux habités. Il était alors habituel d’utiliser les cours d’eau ou de grandes quantités d’eau là où ces déchets ne pouvaient pas être neutralisées naturellement. Mais avec la croissance de la population cette solution n’était plus viable, et des processus spécifiques d’évacuation et de traitement des eaux usées sont devenus un besoin primordial. C’est particulièrement un problème dans les pays où les ressources en eau sont faibles et dans les pays en voie de développement. Toilettes sèches [ modifier | modifier le code ]

Les toilettes sèches commencent à se développer au début du XXI e siècle. Deux types de toilettes sèches existent : les toilettes sèches à séparation (très développées dans les pays scandinaves) et les toilettes sèches à litière bio-maîtrisée (dites familiales). Elles consistent en de la sciure qui est déposée avant et après l’utilisation des toilettes. Ceci suffit à absorber les odeurs. Le réceptacle contenant les fèces est amovible permettant ainsi de bénéficier de leur propriétés pour le jardinage ou la combustion.

L’intérêt des toilettes sèches, outre le fait de recycler/valoriser des matières qui habituellement sont rejetées à l’égout et nécessitent des opérations d’épuration des eaux usées, est aussi de ne pas utiliser d’eau du tout. Tourisme [ modifier | modifier le code ]

Les gérants des réserves naturelles, parcs, ainsi que les agences touristiques proposent souvent quelques règles visant à prévenir la pollution de la nature par les visiteurs. En particulier; que les trous de chat, les trous à matière fécale, soient creusés à distance raisonnable (au moins 60 mètres et si possible en aval) des points d’eau (rivières, lacs, sources…), cela pour éviter de possibles contaminations bactériennes via les eaux de ruissellement, ainsi qu’a l’écart des chemins. Pour accélérer leur décomposition, il faut préférer un sol organique à un sol minéral (sableux). Il est aussi recommandé d’éviter les concentrations de trous de chat trop proches des sites du campement. Les trous une fois utilisés doivent être recouvert d’une couche suffisamment épaisse de terre, voire de quelques pierres, pour en empêcher l’accès aux animaux, quelques-uns d’entre eux étant coprophages (dont occasionnellement les chiens).

Quelques sites demandent des précautions particulières concernant les déchets humains. Dans les zones rocailleuses, en l’absence de terre, il est demandé d’écraser en couche fine les fèces avec des pierres dans un endroit ensoleillé pour accélérer leur séchage et leur stérilisations par les rayons ultraviolet du soleil. Sur un grand champ de neige, une plus grande distance (d’au moins 200 mètres) des chemins et camps est très recommandée si les déchets sont simplement déposés dans un trou creusé et rebouché dans la neige. Examens de laboratoire [ modifier | modifier le code ]